La pêche dans les Océans

     La pêche est une activité sans doute née avec le premiers hommes ; elle représente une source essentielle de protéines dans l'alimentation humaine. Comme pour d'autres activités économiques, au fil des siècles, les techniques se sont développées, permettant de capturer de plus en plus de prises : la pêche est devenue industrielle.

     Le poisson est le ''gibier'' qui subit la plus incroyable pression humaine. Pourtant, il ne s'agit pas de braconnage. Le ratissage des océans pratiqué par 1 millions et demi de bateaux, épuise les réserves de poissons en toute légalité.

     Depuis 1900, on a multiplié par trente la quantité de poissons pêchés! Et ce, pour l'alimentation humaine ou animale, sans compter le gaspillage accessoire.

     D'immenses bateaux sont capables de pêcher très loin et très profond, et la congélation des prises directement à bord leur permet de rester longtemps au large.

     Des bancs entiers de poissons peuvent être totalement prélevés. Les captures sont telles, que les populations de poissons n'ont pas assez de temps pour se reproduire afin de compenser les pertes.

     Les pêcheurs finissent par pêcher des poissons de plus en plus jeunes qui ne se sont pas reproduits. Et les stocks diminuent ou disparaissent.

     Les Etats s'alarment pour la morue ou cabillaud, le thon rouge, l'anchois, mais ce sont 80% des stocks de poissons commerciaux qui sont exploités au maximum. Face à cette raréfaction, les bateaux-usines pêchent de nouvelles espèces dans les abysses (fonds océaniques très profonds) jusqu'à 2 000 m de profondeur. Enfin, on estime qu'un quart des poissons sont capturés illégalement.

     Il est temps de mettre en place une pêche et une consommation responsables, ainsi que des sanctuaires marins favorisant la reproduction des poissons.

 

Photo de la surpêche:

 

Photo de thon rouge :

La Morue (ou le cabillaud):

Photo d'anchois :

 

 

Un grand gaspillage
 

Les techniques développées par la pêche moderne industrialisée tendent à capturer de plus en plus de poissons, sur tous les océans et à toutes les profondeurs. Qu'ils soient utilisés très rapidement par encerclement, ou laissé plus longtemps en mer, les immenses filets ne prennent pas seulement les poissons recherchés par les pêcheurs. Ils piègent aussi des animaux qui finissent rejetés à la mer, morts pour rien.

 

Ces prises d'animaux non désirés et non utilisés son nommées les ''prises accessoires ou prises secondaires''. Le problème est pourtant primordial pour l'avenir des mers et de la pêche. Les filets maillants capturent les poissons qu'il les traversent, passent leur tête dans les mailles et restent coincés par les branchies.

Ces filets ont été très utilisés par la pêche industrielle, jusqu'à être incriminés dans la surpêche et son grand gaspillage. Aujourd'hui réglementés, ils sont néanmoins toujours employés. Parfois longs de plus d'un kilomètre, ils capturent tout. Des poissons qui ne sont pas commercialisés ou trop jeunes, mais aussi des reptiles et des mammifères marins qui ont besoin de respirer en surface.

On estime que 20 à 40 millions de tonnes de poissons, requins, invertébrés, oiseaux, marins, tortues, phoques, otaries, baleines et dauphins sont ainsi tués chaque année... Pourtant, des solutions techniques existent : effarouchement des oiseaux, ou encore des cétacés, trappes de fuite dans les filets... Ces mesures ne suffiront pourtant pas face au gigantisme du gaspillage. Seules la création de réserves marines, la suppression des moyens de pêche industrielle auront un impact assez grand.

 

En savoir +

 

40 000: c'est le nombre d'albatros, et aussi de tortues marines, qui sont tués chaque année par les palangres pélagiques* (*océaniques). La palangre est une longue succession de lignes de pêche verticales qui dérivent. Les appâts attirent les prédateurs (comme les albatros qui plongent), ils sont alors piégés par les hameçon.

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par MAGALIE AMIEL le 15 avr. 2013 à 13:54

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