Poèmes

Poésies

 

 

 

Nolwenn PIQUES 3°D (2013-2014)

 

Auteure

de ces poèmes

(textes originaux)


 

 

Tout de toi

 

Tout sauf tous

Tous sauf toi.

Vole moi tout

Tout sauf nous

Trop de faux

Jamais toi.

Toujours ça.

 

Vole moi tout.

Déplacée avec tout

Et avec tous

Toi, tu m'as écrasée

Toi le dieu saoul

Je meurs juste un peu

De temps en temps.

C'est ce soir

Que les gagnants

Auront un coquard.

 

 

My Cloud

Si tu pouvais courir

Courir à en mourir

Juste pour gagner

Et rester

écrasée

Et si on restait

Juste à regarder

Plantés sur nos pieds

Cloués

Marre d'y rester

On essayera de résister,

De couper

Les racines à nos pieds.

Et ça je te le promets.

On n'y restera

pas cloués là.

Et si un nuage

Passe au-dessus de ma tête

Si un orage éclate, pareil à une fête;

Ce sera la plus belle

Des défaites.

 

La Muse

Joue moi un air

Je resterais là

Assise parterre

Je danserais sur ton plancher

Je te regarderais

Faire jouer tes doigts

Elle était là

Elle,ne jouait pas

Elle restait plantée là.

Je regardais l'air béat

Et puis un jour

Comme un chat

Par la fenêtre elle se sauva.

Et toi?Que fais-tu là?

La Muse s'est enfuie

Car ainsi va la vie

L'Artiste en est resté

Jusqu'à sa mort muet .

 

 

 

Je suis tombée

Mes talons écrasés

D'avoir trop dansé.

Mes talons écorchés.

Tombée, tombée.

Mes jambes griffées

D'avoir trop marché.

Tombée, tombée

Mon visage tuméfié

A jamais gravé

Sur la rétine écarquillée

Tombée, tombée

Mes yeux écarquillés

Ma rétine aveuglée

Mes cheveux éparpillés

Toujours détachés

Mon front ensanglanté

Dans le ravin je suis tombée

Tombée,tombée

Mon dos écorché

D'être trop tombé

Mon dos abimé

D'avoir trop porté

Ma voix envolée

De n'avoir pas assez parlé

Au secours, venez m'aider

Je suis tombée.

 

 

Les cyclones à l'émerveille

Prise ou éprise

De vent ; de marée.

Entourée

De cyclones.

Enlevée.

Entourée de vos âmes

Évanouie entre deux de ces

Tourbillons de vie.

Je ne distingue déjà

Plus la Terre

Plus de ciel.

Mais des étoiles à l'émerveille.

Gonflée à bloc ; éveillée;

Je reste prise et éprise

Des cyclones.

Comme un bébé; je tape du pied

Indignée; Accrochée

Claquée, ma porte

Choquée, ma cohorte

De tuées; de détraquées

De sédentaire, je suis passée

En évadée

Enrouée ; enragée

Je suis une rescapée

De ces tourbillons enraillés.

 

 

 

Un être d'ombre

Il y fait si sombre

Ça me fait de l'ombre

J'essaye juste de m'y fondre.

Je reste dans l'ombre

Il y fait si sombre.

On ne peut y fondre.

J'ai un cœur d'ombre

Je suis un être sombre

Je tiens à cette ombre

Qui me permet de me fondre

Dans ce monde

Qui est fait d'ombre

Je reste juste ce qu'il faut de sombre.

 

 

La Chute

Je tombe

Mon cœur bat.

Tout, soudain, est noir.

Je tombe.

Je ne suis plus

Que poupée de chiffons

Il pleut.

Les gouttes m'écorchent.

Elles me tuent

Je ferme les yeux.

Jamais toi.

Tu ne viendras pas.

Maintenant

Je traverse un arbre.

J'ai l'air inerte.

Je le sais.

Je ne suis pas morte.

Les branches m'écœurent

Ce n'est pas mon heure.

(tombée du ciel)

 

 

Pots pourris

 

Mon sommeil éclatant ;

En mille œufs pourris tachant

La Lune toute de gris ; s'apprêtant ;

En voguant ;

Sur les flots

Que j'aime tant ;

Je laisse faire le temps

Restée toujours devant.

Laisse la mer, derrière.

 

Les Larmes Nobles

En me disant ça ;

Tu t'attendais à quoi?

Que mille soleils

En émerveillent ...

Tu voudrais peut-être

Pouvoir espérer

Que je verse une larme,

Vouloir rêver

N'est pas un drame.

Tu veux quoi?

Tout ça

Ne te suffit pas?

Quoi de plus ?

De quoi, pourquoi,

T'en a pas marre

Espérer. Vouloir.

Une tare.

Trop tard...

Les gouttes de sang

Sèchent sur mes mains;

Me suturent ;

Me restructurent

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par MAGALIE AMIEL le 24 févr. 2014 à 13:09

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